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dimanche 5 janvier 2014

Chronologie (9) : Après la clôture de l’Enquête publique


À la suite de l’Enquête publique, nous alertons toutes les autorités compétentes et concernées, les élus et personnalités :

  • la Ville, par un courrier à Monsieur le Maire datée du 24 novembre, et plusieurs demandes de rendez-vous par téléphone auprès de son cabinet et du secrétariat de monsieur Leprêtre, adjoint au Maire, élu référent du quartier, et chargé de l'urbanisme. En vain.
  • Monsieur Président du Conseil régional d'Ile de France le 28 novembre : aucune réponse
  • Madame la Ministre de l'Égalité des Territoires et du Logement, le 9 décembre : aucune réponse
  • Monsieur le Préfet du Val-de-Marne : le courrier est transmis pour attribution à la DRIEA (Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement)
  • Monsieur le Défenseur des droits : une réponse en accusée réception
  • Monsieur le Vice-Président du Conseil d'Etat, et 2 copies dans ses services : réponse en accusé de réception d'un des services
  • Monsieur le Président du Conseil Général du Val de Marne, voir réponse
  • Monsieur Jean-Luc Laurent, député de la 10e  circonscription de Vitry, est alerté par mail le 7 janvier, nous le rencontrons aussi lors de la réception des vœux du Maire le 11 janvier : sans réponse
  • Monsieur René Rouquet, député de la 9e circonscription de Vitry :  sans réponse



Le 12 décembre, pour voir à quoi ressemble une enquête parcellaire, nous nous rendons à la première phase de l'Enquête, qui concerne les gares (une deuxième enquête parcellaire doit avoir lieu ultérieurement pour le tunnel et les ouvrages annexes, dont le puits 14 fait partie). 
La rencontre fortuite avec la responsable du service foncier sera considérée ultérieurement, dans la réponse au courrier du 24 novembre, par monsieur Leprêtre, comme équivalente à un rendez-vous accordé par la Ville…


samedi 4 janvier 2014

Chronologie (8) : Commission d’enquête

La commission d’enquête a été close le 18/11/13. Nous avons donc consigné dans le cahier, et envoyé par courrier à M. Chaulet, président de la Commission d'enquête, l’ensemble des erreurs qui apparaissent dans le Dossier d'enquête publique, notre demande d’abandon de l’emplacement prévu et des propositions alternatives, ne nécessitant ni expropriation d’habitants, ni démolition de pavillons.

Nous avons obtenu l'assurance orale de M. Chaulet qu'une réserve serait émise par la Commission d'enquête au sujet de l'emplacement du Puits 14, à laquelle la Société du Grand Paris serait réglementairement tenue de répondre.. mais pas de résoudre...

vendredi 3 janvier 2014

Chronologie (7) : "Je rechercherai la solution qui permette de sortir par le haut"

Après la réunion publique, le 14 novembre à Noisy-le-Grand, un dialogue s'engage avec Mme COUX, directrice de projet à la Société du Grand Paris






Verbatim :


Mme Coux : on vous promet une réponse là dessus...on recherche aussi un parc..on a aussi un parc dans une résidence
I.D. :  où ça ?
Mme Coux  : Dans la rue qu'on a repérée
I.D. :  dans quelle rue ?
Mme Coux  : Je ne sais pas exactement ..qui c'est ...je n'ai pas la personne qui travaille sur ce sujet...donc je ne peux pas vous mais
I.D.  : Parce que à distance de 800 m ...vous ne pouvez pas aller plus loin que ça...

Mme Coux  : Non non non mais dans la rue Camélinat...dans votre rue, oui. On a vu une parcelle dans une résidence, une parcelle verte  

M.D. : il y a un cèdre du Liban protégé
Mme Coux  :  ah ben voilà oui... mais faut savoir ...c'est tellement dense que, soit on trouve...alors je vais regarder votre proposition  aussi parce qu'elle peut être intéressante
I.D.  : c'est un terrain de la mairie, depuis 40 ans il est vide
Mme Coux : oui oui d'accord, on va regarder parce que on a un fuseau, on ne se ballade pas comme çà...il faut aussi qu'on vérifie que par ailleurs on ne puisse pas avoir d'autres dégâts par ailleurs, d'autres contraintes, je vais quand même regarder. Nous on regarde plutôt celle-là, je vous le dis tout de suite, c'est celle là qu'on regarde en ce moment
I.D.  : c'est absolument effrayant pour les gens qui sont dessus parce qu'il y a tout un ensemble de logements aussi...
Mme Coux  :  oui mais au bout  d' un moment, soit on fait sauter une maison soit ...
I.D.  : vous n'avez pas 1600 m2 là ?
Mme Coux  :  Ah si , bien sûr que si, on a 1600 m2 là, bien sûr que si, ...la parcelle est vachement plus grande, ça se voit tout de suite on voit tout de suite
I.D. : non mais là c'est un bâtiment ... vous allez tout de suite voir que c'est pas possible..enfin bon...
autre interlocuteur : c'est lequel ? Celui là à l'angle
Mme Coux  : c'est lié à  une résidence qui est tout autour, tout autour là il y a un espace vert
I.D.  : alors il y a aussi un terrain pourri : ici c'est un terrain pollué ; on le sait parce qu'il y  a des agents immobiliers qui nous le proposaient pour l'acheter. Ça ça fait 1000 m2, c'est un terrain pollué, et là il y a une sente qui est probablement...[…]
Mme Coux  : mais c'est à qui ?
I.D.  : C'est à un privé
M.D.  : mais c'est inoccupé...
I.D.  :  ...c'est une ancienne,
M.D.  : une entreprise
I.D.  : un ancien bâtiment d'activités vous voyez, ils construisaient des fenêtres en aluminium...ça c'est la rue du génie....Là on est en plein dans le faisceau, c'est évident. Mais....nous, si vous voulez, on n'arrive pas à comprendre pourquoi ces sondages qu'ont été fait ici, parce que on se trouvait à côté ! si ils étaient faits ici, ils donneraient la même chose
Mme Coux  : ben oui, je pense....on est....probablement . Oui on n'est pas dans une zone où il y a beaucoup de failles ou des choses comme ça, donc.....

I.D.  : Donc modifier, c'est pas...on peut dire incurver, je ne sais pas, on peut choisir la terminologie qu'on veut, ça fait environ 70 m à partir du sondage pour poser un truc ici. Là vous avez une parcelle qui fait 1500 m2, qu'on a identifiée, on a demandé au cadastre, on s'est informé...on a fait toutes les démarches et là on n'a pas encore fait mais je suis sûre que ça appartient à la mairie, parce que elle s'est constituée  des  réserves foncières ….
Mme Coux  : écoutez, on va regarder ;  ce qu'il y a ...c'est pour ça que je... ne croyez pas qu'on prenne les choses à la légère, c'est que instruire çà c'est pas en 5 mn...Moi j'ai un prestataire qui vient de recevoir la ...on lui a demandé de travailler là-dessus, ils sont allés sur place, donc ils sont en train d'instruire, on va lui faire instruire ça ! Mais ça prend un peu de temps, en plus il faut que je revoie la mairie de Vitry, que je cautionne ça avec eux, que je voie ce qu'il y a au PLU et après je …..C'est pour ça que je ne peux pas vous donner une réponse tout de suite
I.D.  : mais quand vous nous donniez les contraintes qui étaient : distance de 800 m des puits, dans le fuseau et terrains publics, y a pas, vous comprenez ?
Mme Coux  : oui oui non, mais après on fait sauter, ce qu'on achète nous c'est des terrains privés, après
I.D. : si vous élargissez en effet les possibles

Mme Coux  : notamment ça, c'est du privé mais on a ailleurs  des ouvrages annexes pas que sur des terrains publics,  j'ai des ouvrages annexes sur des parkings, dans des jardins de résidences...ça fait pas plaisir aux gens mais
I.D.  : alors il y a quand même quelque chose qui nous inquiète dans votre réponse, c'est compromis, vous avez parlé tout à l'heure de compromis, qu'est ce que vous entendez par compromis, on va sans doute... on va travailler on va réfléchir ensemble et on va arriver à un compromis. Qu'est ce que pourrait être un compromis ?
Mme Coux  : je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, comment je l'ai dit dans ma phrase....je ne sais pas..
I.D.  : qu'est ce que pourrait être un compromis ?
Mme Coux  : Non non,  nous c'est assez euh......je ne sais pas.... franchement je ne sais plus ce que j'ai dit tout à l'heure  pourquoi j'ai parlé de compromis. Mais le compromis, je pensais à cette parcelle sans doute ...parce que c'est à dire que là on dégrade la vie des gens puisque si on leur met un parking,  un puits dans leur jardin ...
I.D.  : y a pas d'accès
M.D. : en plus y a pas d'accès parce que là en plus il est surélevé. Y a pas d'accès à la rue
[…]
Mme Coux  : c'est pas une bonne idée alors !
I.D.  : non je ne crois pas que ce soit une bonne idée : ça c'est vraiment un bâtiment construit et là il y a le gros cèdre , et ça d'ailleurs c'est inconstructible à cause du cèdre, parce que c'est un cèdre centenaire..
Mme Coux  : hum et de l'autre côté ?
I.D.  : alors de l'autre côté c'est construit, tout ça c'est construit !

Mme Coux :  et là..là là il y a ...voyez c'est pas plus grand que votre propriété ça ….nous on a besoin de …à terme ….bon, non,vous vous connaissez mieux que moi , bon je ne peux parler de….Je sais que mon  bureau d'étude est allé voir et il nous a dit que ce serait  peut-être possible
I.D.  : je crois pas, franchement

Mme Coux  : en tous cas, je vous remercie pour vos propositions parce qu'on va les regarder
I.D.  : ça je vous dis c'est un terrain pollué d'une entreprise..et puis ça c'est certainement des terrains privés mais …....On est quand même un petit peu scandalisés en effet quand il y a des terrains publics, malgré tout, d'une grande superficie, parce que je vous dis, ça ça fait 1500 m2, vides depuis 40 ans , des générations qui...
Mme Coux  : mais c'est parce que.....pourquoi vous êtes scandalisés ? parce que nous ce qu'on voyait c'est que votre terrain, avant il y avait des locataires, ou il n'y avait personne , c'est pour ça qu'on a pris votre terrain et le vôtre
I.D.  : les locataires c'est quelqu'un
Mme Coux : oui d'accord, mais les locataires c'est pas...on peut les....c'est pas pareil que des propriétaires, des locataires
R. : si mais quand même ils sont locataires
Mme Coux  : non mais les propriétaires eux c'est autre chose, parce qu'un propriétaire, il s'engage dans la vie
B. : c'est l’État qui a vendu
Mme Coux  : oui c'est vrai
B. : c'est l’État qui a incité ses locataires à acheter, c'est pas tellement paradoxal
Mme Coux : c'est vraiment …..dommage, c'est vraiment …
I.D.  : c'est l'erreur
Mme Coux : Ben nous, moi je suis un petit peu....euh......oui...
I.D.  : vous vous êtes aussi victime de l'AFTRP
Mme Coux  : oui je me trouve dans une position difficile alors qu'on avait  cru que c'étaient des parcelles d’État

I.D.  : la mairie non plus n'a pas fait son boulot en nous accordant un permis de construire
 Mme Coux  : ça ça j'ai aussi du mal à comprendre
G.D. : je voudrais revenir sur une chose ; c'est que vous n'avez pas exclu la possibilité qu'on fasse une petite déviation, alors que vous l'aviez exclu auparavant
Mme Coux  : non c'est pas ça, en fera pas de petite déviation , c'est que si...
I.D.  : Vous pouvez peut être utiliser ça
Mme Coux  : vous savez, bon je n'ai pas le fuseau en tête...on n'a pas toujours les ouvrages annexes, on peut par exemple avoir le tunnel ici et un ouvrage annexe ici, tout en étant dans le fuseau...donc ici, moi ce terrain, si ça se trouve il est pas si éloigné que ça. Ensuite si jamais on devait trouver une bonne solution, si ça c'était une bonne solution, qu'elle soit ici par rapport à notre fuseau , je veux dire en réponse à la commission d'enquête, elle en prendrait compte. Voilà, donc je ne vais pas bouger mon tunnel forcément . Soit peut-être éventuellement je peux le faire comme ça, soit éventuellement , toujours dans le fuseau, et avoir un ouvrage annexe. C'est pour ça que je dis, il faut trouver le bon....pour moi l'important c'est de trouver la parcelle !
G.D.: donc vous n'insistez pas sur les 50 m finalement, vous pouvez mettre votre...en dehors des 50 m
Mme Coux  : ça pour un ouvrage annexe alors qu'il y a un gros problème, je pense que le commissaire enquêteur sera le premier à dire qu'on a cherché une solution à un gros problème


Mme Coux  : là ce soir je ne vous donne pas de réponse.... pourquoi je ne vous donne pas de réponse, ce n'est pas parce que je n'ai pas envie de vous rassurer, c'est que je n'ai pas envie de vous induire en erreur une deuxième fois, je souhaite le faire, mais bon...
I.D.  : ben oui mais vous admettrez que jusqu'ici quand on nous a donné les conditions, c'est à dire les conditions qui étaient exclusives l'une de l'autre on ne pouvait pas rester dans le fuseau à une distance de 800 m des gares..
Mme Coux  : la distance de 800m elle est toujours à garder, c'est un décret de 2005
I.D.  : oui, plus ..il y a trois choses impossibles, d'ailleurs vous le voyez bien ! Donc là vous avez envisagé d'abord les terrains privés, pourquoi pas, celui-ci honnêtement je crois que c'est..il faut vous rendre sur place pour voir..que quelqu'un voie sur place mais je vous assure que
Mme Coux : ce n'est pas moi qui le ferai mais c'est d'autres personnes
I.D.  : mais ça, en effet ce sont des terrains qui sont absolument pollués, qui sont invendables parce qu'ils sont pollués, c'est un agent immobilier qui nous l'a dit, parce qu'on voulait l'acheter avant d'acheter le nôtre, donc on est au courant et puis là, il y a certainement un élargissement pour une sente qui devait ….parce que tout ça c'était amené à …..

Mme Coux  : bon écoutez, moi  ce soir je ne vais pas pouvoir aller plus loin ce que je peux vous promettre, je sais que je suis enregistrée, c'est de regarder les trois terrains que vous nous proposez ce soir et , 1 2 3 , la sente, le terrain pollué , le 30 rue Berlioz et de vous faire une réponse circonstanciée en espérant très honnêtement que ce soit qu'un de ces terrains soit porteur d'une solution, sinon ben il faudra trouver  autre chose et ...de toutes façons on est obligés de trouver une solution sinon on ne fait pas le métro ; mais je vous remercie pour votre recherche... ce que je voulais vous dire aussi c'est qu'on va la chercher aussi avec la ville de vitry, parce que eux aussi il faut qu'ils se …
I.D.  bien sûr mais on a quand même l'impression que depuis, enfin, en dehors de ça, vous n'avez pas cherché vraiment à ...enfin nous ...il suffisait de voir le cadastre et puis de demander à qui appartenait ….C'est quand même assez vite fait, quoi !
Mme Coux  : oui mais c'est derrière, ce que vous ne voyez pas c'est que derrière il y a une recherche de parcelle d'une part et après il y a une recherche de positionner le puits, de voir après ???….parce qu'un puits il doit pouvoir être connecté au tunnel, tout ça, donc ça c'est un travail qui doit être fait par mon bureau d'étude qui en ce moment a beaucoup d'autres choses à regarder aussi..mais on le fera

I.D. : mais je peux vous assurer que dans l'état actuel des choses, le puits il ne va pas dans la configuration prévue parce que on ne peut pas mettre le puits sur nos terrains sans démolir tout, et l'extension
Mme Coux  : on est d'accord, on est d'accord, au départ on avait bien l'intention de prendre ...votre terrain, de démolir et de mettre une grille et de laisser un des deux pavillons
I.D.  ; alors ça c'est quand même contradictoire
M.D. : en contradiction avec la mise en compatibilité du PLU, puisque dans le plan d'urbanisme il est bien spécifié que les maisons restent intactes
Mme Coux : c'est là où il y a, c'est là où je pense que je n'ai pas eu complète information au départ de la ville de Vitry peut-être
I.D.  : non mais là c'est la ville de Vitry qui ne considère pas non plus que
M.D. : que vous détruisez
G.D. : elle nous a donné un permis de construire
M.D. : elle ne considère pas que vous détruisez
Mme Coux  : voilà mais il y a eu sans doute des mauvaises euh...... des mauvaises communications, en tous cas moi maintenant  j'ai ce dossier à instruire et je vais le faire et je rechercherai la solution qui permette de sortir par le haut de ...

I.D.  : en termes de délai pour nous tranquilliser ; c'est à dire que nous quand on a fait l'acquisition  de ça et quand on a fait une extension c'était pour être tranquilles pour pouvoir envisager l'avenir. Là on est encore dans l'entre deux, c'est à dire qu'on ne sait  pas encore si on va changer la chaudière...on ne sait pas si on va planter des arbres....jusqu’à quand on va...
Mme Coux  : je pense que le commissaire enquêteur va exiger une réponse de nous(inaudible) c'est à dire qu'on doit faire un rapport …..
I.D. :.....donc à la fin de la partie….??? on ne va pas attendre jusqu'à l'étude parcellaire....
Mme Coux  : ça vous mène à la semaine, je pense que vous aurez la totalité des réponses au premier trimestre 2014, écrites, lues, etc.  le commissaire enquêteur m'a dit  "vous ne pouvez pas répondre ce soir" ; j'ai dit "non , ce ne serait pas sérieux de répondre à ces gens sans que ce dossier soit vraiment instruit" et ça prend plus de temps, vous savez, les ouvrages annexes....
I.D.  : nous on continue quand même la mobilisation parce que tant qu'on n'est
Mme Coux  : évidemment pour vous c'est la catastrophe
I.D.  : c'est une véritable catastrophe parce qu'on cherchait à être tranquilles et là on ouvre à nouveau une incertitude qui est insupportable....






Décryptage 

  • Mme COUX ne connait pas bien la situation, en tout cas, pas les lieux.
  • Depuis plus d'un mois, peu a été fait pour trouver une solution : uniquement un repérage sur vue aérienne (tout le projet a été bâti sur vues aériennes !), qui donne un résultat non viable (parc avec cèdre centenaire classé, et terrain inaccessible car surélevé par rapport au niveau de la rue).
  • Sous la pression, Mme COUX admet la possibilité d’un fléchissement du tracé dans les limites du fuseau, et l’implantation d’un ouvrage annexe à distance, avec un rameau.
  • Mme COUX reconnaît l’erreur initiale (avoir cru que ces propriétés étaient publiques, et incidemment que cette supposée opportunité foncière a déterminé le tracé).
  • Mme COUX reconnaît un cafouillage avec la Ville de Vitry.
  • Mme COUX admet qu’il s’agit bien d’une catastrophe pour les victimes de ces erreurs.
  • Et elle promet de "rechercher la solution qui permette de sortir par le haut".


Sans s’engager à la trouver la solution, celle qui signifierait l’abandon de cet emplacement ! 

N'est-ce pas pourtant un devoir que de réparer des erreurs qui mettent en jeu la vie de personnes dont le seul tord est de s'être engagé (dixit Mme COUX), à l'invitation de l'Etat, dans un choix de vie.

jeudi 26 décembre 2013

Chronologie (6) : La Réponse publique de Mme COUX

Lors de la RÉUNION PUBLIQUE du 14 novembre 2013, une question est posée pour connaître les véritables intentions de la Société du Grand Paris quant aux menaces d'expropriations pour le puits 14.

Mme COUX répond.






Verbatim

Public : Quelques années !

Mme COUX : 2011 et 2012, c’est ça hein ?

M. CHAULET : Voilà

Mme COUX : Pour ceux qui sont en 2012, c’est… mais bon, peu importe, ce n’est pas ça le sujet, je vous explique simplement pourquoi il y a une erreur et pourquoi, nous, on ne l’a su que tardivement.

Et donc comme je vous l’ai indiqué nous faisons tout pour trouver d’autres solutions.

Là vous avez indiqué deux choses. Effectivement on cherche d’abord dans le fuseau du tracé, puisqu’on a un fuseau qui fait 100 m de large.

Alors vous dites, il n’y a pas d’autres emprises publiques, c’est vrai, il n’y a pas d’autres emprises publiques, mais quelques fois, on fait des ouvrages annexes sur des emprises privées. Alors on essaie de ne pas toucher, on l’a fait d’ailleurs, on n’a aucun pavillon touché pour l’instant à part les vôtres, mais on peut en revanche, par exemple, essayer de positionner un ouvrage annexe au fond d’un parking, dans des espaces verts.

Et il y a effectivement une des pistes que l’on poursuit, mais je ne peux pas pour l’instant vous assurer de la démarche, c’est bien de se mettre sur un espace vert.

Vous nous proposez également des terrains communaux éventuellement disponibles un petit peu plus haut, qui nous pousseraient éventuellement à sortir du fuseau. Ce sont des choses qui s’étudient quand même, donc si je ne vous donne pas de réponse, ce n’est pas par mauvaise volonté, c’est simplement pour ne pas non plus vous leurrer.

Ces sujets-là sont quand même longs, ils méritent une instruction, il faut qu’on en parle aussi à la Ville, il faut qu’on vérifie qu’un éventuel déplacement du tracé n’engendre pas d’autres contraintes.

Ce ne sont pas des choses qu’on fait comme ça d’un claquement de doigts, mais méritent véritablement une ré-étude. C’est le sens de la réponse que je vous ai faite jusqu’à présent. Nous cherchons véritablement une solution. Nous étudierons la proposition que vous avez faite également. Et nous essaierons de trouver le meilleur compromis. Il serait pour moi inconséquent de vous affirmer des choses dès aujourd’hui alors que le dossier afférent n’est pas instruit.


Décryptage
  • l'erreur est reconnue
  • la Société du Grand Paris indique qu'elle cherche une solution
  • celle que Mme COUX évoque (la piste de l'espace vert) s'avèrera, dès l'échange en aparté qui suivra la Réunion publique, une baudruche (un terrain probablement repéré sur vue aérienne, par un technicien qui n'est jamais venu sur place, et qui donc n'y a pas vu le cèdre centenaire classé qui s'y déploie, ni le dénivelé important, le quartier est pentu, entre ledit terrain et la rue)
  • ce sont les seuls pavillons touchés, dit Mme COUX, ça sonne comme une volonté qu'il n'en soit pas ainsi, mais aussi comme "il peut bien y avoir un raté sur toute la ligne"
  • Mme COUX en appelle à la ville de VITRY (qui reste singulièrement muette sur le sort de deux familles vitriotes, et sur deux maisons inscrites au patrimoine historique et culturel)
  • le reste du discours est extrêmement formaté et n’engage strictement à rien, sinon à endormir l’assemblée
  • car, dit Mme COUX, il ne s'agirait pas de nous leurrer : ce qui signifie bien qu'elle ne se sent pas dans l'obligation de corriger l'erreur... qu'elle a reconnue !
  • jusqu’à la promesse d’un compromis, qui nous laisse pantois, on a du mal à imaginer ce que pourrait être un compromis (entre expropriation et non-expropriation) ?
  • Mme Coux reconnaitra un peu plus tard, qu’elle ne sait pas pourquoi elle a utilisé ce mot…



…moins que rien. Car enfin, il y a erreur. Le tracé est issu de cette erreur. La ré-étude doit repartir de zéro ! 

Mme COUX, avec le minimum de déontologie qui s'impose, on se refuse à rayer des destins individuels à cause d'une erreur ! sur un claquement de doigts !


mardi 24 décembre 2013

Chronologie (5) : Fin de l’enquête publique


 A partir du 15 octobre, nous avons donc usé de tous les recours possibles auprès de la commission d’enquête :

-       inscriptions de nos requêtes sur le registre,
-       courriers au président de la commission, M. Chaulet
-       interventions lors de la réunion publique du 15 novembre à Noisy-le-Grand

Nous avons notamment souligné la situation particulière des habitants : occupants contre loyer et entretien de ces maisons, appartenant à la Direction départementale de l’Equipement, depuis des dizaines d’années (35 et 20), ils avaient été mis en demeure de quitter ou d’acheter ces maisons lorsque l’Etat a décidé de vendre. Ils en sont devenus propriétaires au bout de longs mois de négociations avec l'Agence Foncière et Technique de la Région Parisienne, fin juillet 2011, pour une famille, et début août 2012, pour l’autre.

Et rappelé que les habitants n’avaient pu être, contrairement aux « propriétaires des parcelles de surface » concernées par l‘expropriation, être contactés par l'opérateur foncier SEGA/SCET, et ont donc été écartés de toute procédure normale.

Nous avons sollicité par écrit l’assurance de la part de la Société du Grand Paris, via  Mme Coux, directrice de projet à la SGP, que cet emplacement serait abandonné. Sans jamais recevoir aucune réponse, ni positive, ni négative.

À l’instigation de M. Chaulet, et de Mme Coux, elle-même, nous avons cherché des alternatives (nous avons fait le travail des bureaux d’étude de la Société du Grand Paris, en somme), trouvé deux emplacements, l’un privé, l’autre public, mais dont le choix n’entrainerait ni expropriation d’habitant, ni démolition d’habitations.

Au cours de ces recherches et des échanges avec la commission d’enquête, nous avons perçu l’absurdité de la situation. Une erreur est à l’origine de cette menace d’expropriation, mais sans doute aussi du tracé de la Ligne rouge, qui s’est appuyé sur la potentialité de terrains publics à cet emplacement.

 En même temps, il nous a été répondu à plusieurs reprises que le tracé était définitif, dans les limites du faisceau (hachurage violet sur les plans). Mais, soit le tracé et les implantations sont considérés comme définitifs, et dans ce cas, les informations foncières auraient dû être vérifiées. Soit les informations foncières n'ont pas été vérifiées et les tracés et implantations doivent être modifiables.

Alors même que le BILAN DE LA CONCERTATION AVANT ENQUÊTE PUBLIQUE (p. 52) annonçait que « Le tracé sera définitivement arrêté au cours de l’année 2013. Cependant, ces éventuels ajustements ne pourront être que mineurs en raison des nombreuses contraintes qui déterminent en grande partie le tracé. Il s’agit notamment de garantir les correspondances avec les gares actuelles et de positionner les ouvrages annexes (puits de ventilation et de sécurité) dans la mesure du possible sur l’espace public. »

Modifier le tracé pour installer le Puits 14 sur un espace public, ou au moins sans expropriation d’habitation, est donc non seulement possible, mais conforme à la ligne de conduite de la Société du Grand Paris.


A la fin de l’enquête publique, le 18 novembre, nous n’avions que l’assurance de la part de M. Chaulet, qui s’y est engagé publiquement lors de la réunion publique de Noisy-le-Sec, qu’une réserve serait émise dans le bilan de l’enquête, concernant l’emplacement du puits 14.

Côté Société du Grand Paris, rien… moins que rien.


Chronologie (4) : L’Erreur est reconnue


Très rapidement, en aparté de la première réunion publique (le 15 octobre à Montrouge), Mme Claire-Hélène COUX, directrice de projet à la SGP, et responsable du tronçon concerné, admet l’erreur (probablement découverte par le biais du commissaire enquêteur que nous avions rencontré le 12 octobre), et promet une recherche de solution … sans en préciser la nature.

L’erreur est reconnue à chaque réunion publique

Par un collaborateur de Mme COUX, le 6 novembre à Créteil, qui assure qu’une recherche d’alternative est en cours.

Par Mme COUX, à nouveau et publiquement, à Noisy-le-Grand, le 14 novembre.

Pour autant, la Société du Grand Paris se refuse au moindre engagement sur l'abandon de cet emplacement pour le puits 14.



lundi 23 décembre 2013

Chronologie (3) : L’Erreur fait des petites (erreurs)

À la lumière de cette nouvelle donnée - la Société du Grand Paris qui attribue par erreur le statut de propriété publique à ces maisons privées - l’étude plus approfondie du dossier et les discussions avec les commissaires enquêteurs, nous ont permis de mettre en évidence plusieurs incohérences et … erreurs : 






  • Les études d’impact du dossier d’enquête publique s’emmêlent les crayons puisqu’il y est question de jardins privés qu’il faudra restaurer après les travaux, mais également que le site du chantier est idéal, car accessible par une avenue, or la voie en question est une impasse qui ne débouche sur la dite avenue que par un raidillon équipé d’un escalier. 

  • Il apparaît clairement que la mise à jour du Plan local d’Urbanisme a été faite dans l’ignorance totale de l’emplacement du puits 14, laissant penser que le tracé n’était pas encore fixé au moment de cette mise à jour. Il en a en effet existé plusieurs variantes. 



Tracé de Arc Express en 2009, qui suit l'Avenue du Moulin de Saquet au départ de Louis Aragon



Variantes du tracé étudiées jusqu'en mai 2012, celle en noir suit l'Avenue du Moulin de Saquet


Tracé arrêté pour l'enquête publique d'octobre 2013, qui s'écarte vers le nord de l'Avenue du Moulin de Saquet dès Louis Aragon

                              

  • Ou bien le service urbanisme de la Ville de Vitry a omis cet impact important – la démolition de deux maisons répertoriées au patrimoine culturel et historique de la Ville - tout en affirmant très clairement que précisément elles n’étaient pas affectées. 

  • Autre étrangeté, un permis de construire a été obtenu par l’une des familles, le 6 décembre 2011, pour un agrandissement de 45 m2 de la maison, sans qu'aucune réserve ou observation n’ait été faite. Cette extension a été réalisée, et le panneau d’information des travaux était encore en évidence le jour de la visite du tracé par la commission d’enquête début octobre … 

  • En outre, le Bilan de la concertation avant enquête publique, dans les réponses apportées en octobre 2012 sur les impacts fonciers, affirme que «les ouvrages annexes se situent tous sur des propriétés publiques appartenant à la commune de Vitry-sur-Seine, au département du Val-de-Marne ou à l'Etat» pour le secteur des gares de Vitry Centre et Ardoines (p.78). 

  • D'ailleurs, dans ce même document, il est indiqué que tous les propriétaires concernés avaient été informés depuis longtempsDe nombreuses personnes ont demandé si leur habitation était concernée par l'acquisition de parcelles. Il a été répondu que tous les propriétaires des parcelles de surface ont été contactés par l'opérateur foncier SEGA/SCET avant les réunions publiques, les emprises nécessaires pour les gares, les ouvrages annexes et le chantier étant aujourd'hui identifiés. »(p.77). 


A l’évidence, les différentes études menées n’ont pas été croisées, n’ont pas été mises à jour, et les vérifications sur le terrain n’ont pas été faites. 







Peut-être est-ce dû au fait qu’un tel dossier n’est pas une étude ficelée, qu’il reste une marge de manœuvre pour corriger les éventuelles erreurs… telles que celles-ci ?

dimanche 22 décembre 2013

Chronologie (2) : L’Erreur

Lors de la rencontre avec le commissaire enquêteur, le samedi 12 octobre 2013, nous découvrons, en même temps que lui, que l’emplacement du puits d’aération n°14  a été choisi par la Société du Grand Paris sur la base d'informations foncières erronées, considérant ces deux maisons comme des propriétés publiques.

Cette erreur s’explique : ces maisons ont en effet été acquises auprès de l’Etat, par les occupants, qui les habitent depuis plusieurs dizaines d’années, par l'intermédiaire de l'Agence Foncière et Technique de la Région Parisienne, fin juillet 2011, pour une famille, et début août 2012, pour l’autre.

À l’époque, aucune information, mise en garde, réserve ou observation relative au tracé de la ligne et à l'emplacement du puits ne leur est faite, alors même que le tracé de la Ligne rouge était stabilisé à la fin du Débat Public qui s'est déroulé du 30/9/2010 au 31/1/2011.

La Société du Grand Paris a ainsi attribué par erreur le statut de propriété publique à ces maisons, et ce au moins jusqu'à début octobre, moment de la visite de la commission d'enquête sur le tracé.



Chronologie (1) : Stupeur et incompréhension

C’est par voie d’affichage public que nous apprenons la tenue de l’Enquête publique du tronçon Pont-de-Sèvres / Noisy-Champs (Ligne Rouge / 15 Sud)

Début octobre, nous consultons le dossier de l’Enquête publique, et nous découvrons avec stupeur qu’un puits d’aération est prévu à l’emplacement exact de deux maisons et jardins du quartier du Coteau à Vitry-sur-Seine.





La lecture attentive du dossier nous apporte des informations contradictoires :

  1. La confirmation de l’emplacement du puits 14.

  1. L’indication de démolition probable (?) de bâti sur ces parcelles, mais juste signalée en termes de nuisances sonores supplémentaires pendant la durée des travaux.

  1. La prévision de restaurer les jardins détruits, après les travaux, et l’édification d’un mur anti-bruit pour protéger les habitations réputées à moins de 3 mètres de l’ouverture du puits.

  1. Et enfin, la mise à jour du Plan Local d’Urbanisme de la ville de Vitry-sur-Seine, intégré à ce dossier d’Enquête publique, indique qu’aucune bâtisse relevant du patrimoine culturel et historique de la ville, ce qui est le cas des deux maisons visées, ne sera affectée par le passage de la Ligne rouge dans le quartier.

Démolitions ou préservation ? Destruction, restauration ?

Nous nous rendons à la première permanence de l’Enquête publique à Vitry-sur-Seine le samedi 12 octobre.